Historique de l’église saint-Martin

L’église de Vailly-sur-Sauldre, construite en matériaux de grès rouge-brun pour les murs et maçonnerie de pierres ferrugineuses pour les contreforts, est située sur le bas de la place principale, autrefois appelée la place dite « du Prieuré ».
La capitale du Pays Fort abrite une église dédiée à Saint-Martin, datant de la fin du XIe – début du XIIe siècle. Certaines sources font dépendre la cure de Vailly-sur-Sauldre à l’abbaye de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire.
La construction primitive comportait à l’avant, côté couchant, un puissant portique qui a dû porter une tour, peut-être un clocher ouvert à tous les vents. Au-dessus de la grande entrée, existait un auvent protégeant un peu son intérieur des intempéries, les trois corbeaux de soutien existent encore. Son sol se trouvait à la même hauteur de la place dite « du Prieuré » ainsi que du cimetière, permettant d’y rentrer de plein pied.

En 1791, l’église servait de grenier de fourrage.
En 1863, d’importants travaux sont entrepris et financés par le curé Bruneau et par les dons de familles de la commune. Une nouvelle grande porte cintrée en grès rouge est alors construite et ajoutée devant le portail romain.
Les deux puissants contreforts qui l’encadrent sont également refaits. Le cimetière qui entourait l’église est alors transféré. À cette période, pour répondre aux besoins d’une population croissante, l’église est agrandie.
Une première chapelle est construite, dédiée à la Vierge Marie, suivie 4 ans plus tard d’une seconde, dédiée à Saint Joseph.

La particularité de l’église s’observe dès la place du bourg : le fronton du porche. Il est surmonté de la devise républicaine « Liberté Égalité Fraternité ». Seules quelques églises en France possèdent cette originalité. Elle est l’héritage du maire de Vailly, Fortuné Mellot, notaire et futur député du Cher, qui a décidé de peindre cette devise le 24 juin 1880, sans autorisation, sur un bandeau de ciment juste au-dessus de la porte principale de l’église.
Une controverse a suivi avec le curé Noyer qui fait stopper les travaux et en réfère auprès de l’Archevêque de Bourges.
C’est finalement le ministère des Cultes qui trancha en autorisant l’inscription qui sera achevée en décembre. En mai 2025, le bandeau effacé sera restauré au même emplacement et pratiquement à l’identique.

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