Vailly et son passé cantonal (Art.2001.Ch.Romain)

Vailly et son passé cantonal
Le docteur Christian Romain souhaite apporter, au travers de ces quelques lignes, certaines précisions sur la formation du canton de Vailly sur Sauldre face à certaines idées recçues et souvent erronées.
En 1790, annonce-t-il, “la suppression des provinces dont celles du Berry entraine non sans quelques difficultés marginales, la correction des départements du Haut et du Bas Berry qui dominent rapidement le Cher et l’Indre. Le département du Cher est divisé en 88 cantons et 7 discrits. Fin 1790 janvier 1791, la, diminution à 42 cantons est décidée.” Dès 1790 le canton de Vailly est formé avec les communes de Barlieu, Concressault, Dampierre en Crot, Thou, Vailly et Villegenon, de fait rattaché au district d’Aubigny. Jars devient le chef lieu de canton appelé Jars-Nancray, avec les communes d’Assigny, Boucard, Crésancy, Neuilly en Sancerre, Neuvy deux Clochers, Reigny Jars et Nancray, canton rattaché au district de Sancerre. Le 22 octobre 1793 la commune de Boucard est rattaché à la ville de Jars. Le 11 novembre 1794 le centre cantonal de Jars est transféré à Sens Beaujeu. On note le 13 mai 1896, dans le Pays-Fort Sancerrois, les cantons de Sancerre, Sury en Vaux, Sans Beaujeu, Veaugues et Vailly;
Dès la réaction thermidorienne (1894/1795) les habitants de Boucard demandent à refonder une commune. En 1801 (fructidor an 9) les cantons sont établis sur les bases actuelles.µ
Il faudra 1848 (ordonnance royale du 8 mars) pour que la commune de Boucard prenne le nom de Le Noyer. La commune de Subligny fut rattaché au canton de Sury en Vaux. En 1793 ce canton comprenaient Bannay, Bué, Menetou Ratel, Sainte Gemme, Subligny, Sury en Vaux. On peut noter pendant la période r&évolutionnaire, outre l’épisode de la petite Vendée sanceroise, que les habitant de Boucard se plaignaient de la rudesse de leurs voisins de Jars.
La date précise de l’arrivée de la gendarmerie de Vailly n’a pas été retrouvée (pendant les troubles révolutionnaires, les troupes venaient de Sancerre). C e que l’on peut affirmer c’est que Jean Baptiste Barthe, grand-pooère d’Alain Fournier, était gendarme en 1864. C’est le n24 avril de la même année que naît la mère de l’écrivain à Vailly, Marie Albanie Barthe.
Beaucoup ont connu l’ancienne gendramerie située à l’angle de la route de Chevaise et du boulevard de la République, vaste bâtiment sans grand confort démoli dans les années 1970 pour faire face à celle que nous copnnaissons actuellement.
Deux emplacement plus anciens firent offices de gendarmerie. Le premier aurait été situé dans la propriété actuelle de Michel Desriaux (Grande Rue-route de Sancerre), le second route de Sury-ès-Bois.
Quoique morcelé l’édifice exite encore avec le puits et les écuries aux 3 – 5 – 7 de ladite rue. Sa construction existe encore de nos jours et la mémoire de nos gardiens de l’histoire locale recèle de trésiors et anecdotes que nos lecteurs découvriront au fil de nos parutions.
Dr. Christian Romain (mai 2001 Journal local)
